Un an après..

1 an après

Hey tout le monde !

Il est peut être temps de faire un petit bilan. Cela fait un an et 3 mois que nous sommes au Cameroun, vous vous demandez bien alors ????? Bah voyons voir, je vais faire un bilan des + et des – dans ce post. Les difficultés du quotidien ou de la réadaptation, et nos espoirs pour la suite. Prêts ?

Avant notre arrivée :

Nous nous imaginions une vie assez simple, très familiale, très douce. Un train train quotidien dans le berceau de nos ancêtres, sans froid, sans stress, sans soucis. Bref la positive attitude ! On savait qu’il y’aurait des difficultés mais bon le terrain avait quand même été préparé à l’avance et mûrement réfléchi. On savait où on allait « tomber », on a prévu un pied à terre, un job pour une personne dans le couple et des petits projets pour les enfants. Je savais qu’un retour aux sources devait s’accompagner d’objectifs clairs et d’une ligne directrice pour ne pas sombrer dans les regrets. Nous avons donc saisi cette opportunité et on s’est dit pourquoi pas ? 

1 an après

Un an après

Le bilan a quelques points positifs et quelques points négatifs au compteur. On est toujours au même endroit, on a pris nos marques, on a un rythme au quotidien et encore des projets …

Les enfants se sont acclimatés, ont pris l’accent du coin – qui me fait toujours rire d’ailleurs – et trouvent normal tout ce qu’ils trouvaient étranges au début : un camion qui passe avec de la fumée sortant du pot d’échappement : bah il ne prend pas feu, c’est normal ! des lézards qui courent partout : bah normal quoi ! des moustiques bah ça gratte et alors ?

Le bilan positif 

  • Etre au Cameroun nous permet de faire un break de cette vie à 100 à l’heure qu’on avait à Paris. On revient à l’essentiel. Il va sans dire, Paris est très bien, un très beau confort de vie si on travaille. Le revers de la médaille est qu’on ne profite pas assez de tout cela et si on a 2 voire 3 activités on court tout le temps et au final on ne sait pas pourquoi.
  • Etre au Cameroun, nous permet d’être plus proche de ma famille. Mes parents sont ici et les voir au moins une fois par mois n’a pas de prix. Les enfants profitent également de leurs grands parents qu’ils n’avaient pas l’occasion de voir régulièrement. Pour notre vie familiale, c’est le top. Etant plus disponible, j’ai organisé les semaines avec des activités intéressantes et utiles sans stress car tout est à proximité : tennis, piscine, cours de langue et cours de soutien scolaire. Le week end passe très vite, mais tous ensembles on fait beaucoup plus de choses et on s’amuse comme des fous.
  • Etre au Cameroun, nous permet de dépenser moins quoi qu’on en dise. Faire ses courses au marché c’est un réel plaisir. Au début je détestais, car tout de suite vous avez au moins 5 personnes qui vous demande de vous accompagner et pas le plus poliment possible : la politesse on oublie, et limite si on ne se sent pas harcelée quand on se retrouve au marché. Mais bon c’est le côté folklorique du pays, quand on s’y habitue, on gère plus facilement.
  • Etre au Cameroun, nous permet d’avoir une vie sociale plus active. Il ne se passe pas une semaine sans que nous ne rendions visite à quelqu’un, et pas un week-end où je m’ennuie. Y’a toujours quelques chose à faire, une soirée entre filles, une soirée entre mecs, une sortie en groupe, un voyage, un restaurant, une excursion etc… En parallèle de tout cela, j’ai pu rencontrer des personnes intéressantes, j’ai pu participer aux festivités nationales de haut niveau : le 20 mai au Palais présidentiel, The K-Walk et bien d’autres évènements…
  • Etre au Cameroun, me permet de re-découvrir mon chez moi et de faire découvrir aux enfants ma culture, mes origines et nos habitudes, mes racines quoi !

Le bilan négatif 

  • On a beau me dire, le pays, c’est le pays ! Mais je ne me ferrais jamais à l’arnaque. On glisse un billet pour un « oui » pour un « non » et c’est presque un scandale le jour où on ne le fait pas ! Il n’y a pas de service « gratuit », vous demandez à une personne de vous aider, et il vous regarde après l’air de dire « tu payes combien ? ». Rare sont les personnes désintéressées qui rendent service sans demander un truc en retour. Même le policier qui vous redonne vos papiers alors que tout est en règle va vous demander «un truc à boire » ce qui veut dire « quelques billets en retour ». C’est dingue et c’est vraiment désolant !
  • On a beau me dire, le pays, c’est le pays ! Mais je ne me ferrais jamais à la malhonnêteté. Quand on achète au marché on est obligé de surveiller l’article qu’on nous sert au prix qu’on paye sinon le vendeur ou la vendeuse vous glissera quelques pourritures dans le lot ou des pièces de moins bonne qualité. Quand on va même au supermarché, ou même dans une boulangerie les caissières ou caissiers prétextent n’avoir pas de monnaie pour garder 50 ou 25 fcfa par client et avoir ainsi un petit pactole à emporter le soir chez eux. Dites moi sérieusement, quel commerce n’a pas de monnaie en caisse ? C’est des foutaises.
  • On a beau me dire, le pays c’est le pays ! Mais y’a des trucs qui sont franchement abusé. Une capitale qui n’a pas d’eau partout, pas d’électricité souvent, pas de transport en commun digne de ce nom (ne me parlez pas de ces taxis où l’on s’entasse à 6 souvent à 7 comme des sardines, ou des motos qui se dépiècent dès qu’elles heurtent le sol) c’est une vraie pauvreté affichée. Maintenant on s’y habitue mais quand même.
  • On a beau me dire, le pays c’est le pays ! Mais ça me fout en colère de voir des prix affichés dans certains magasins par article au double que ce qui se passe en Europe. Si on se fournit à l’usine, magasin de déstockage ou en soldes le prix moyen est au moins 20 % de moins que ceux en boutique en Europe. Alors retrouvez ce même produit à plus de 70 % ou même 200% du prix d’usine ici juste parceque ça vient de mbeng -comprendre de l’étranger – c’est franchement abusé ! Comptez en euros ou en dollars c’est cher mais n’oubliez pas comptez en fcfa c’est pire quand on multiplie les devises. C’est de la discrimination auprès de la population moyenne. Et celui qui dit que c’est faux n’a qu’à me prouver le contraire !
  • La liste est longue, les camerounais sont particulièrement spéciaux mais qui ne l’est pas ?

Tout ça pour dire que les points négatifs soulevés après ces 1 an ne concernent pas notre retour au Cameroun, ce sont plutôt des points négatifs du quotidien qui ne remettent pas en cause cette décision prise il y’a un an. A la fin nous aurons peut être marre de ces points négatifs du quotidien qui ne nous facilitent pas la vie mais pour le moment on gère et on garde notre positive attitude.

Un an après

Aucun regret. La vie au Cameroun n’est peut être pas idéale mais elle nous permet d’avoir une vie qu’on a choisi d’avoir. Les enfants ça va à part quelques allergies par ci par là qu’ils ont développé (surtout cutanées), Amour ça va, moi je positive.

Le seul hic perso, c’est que je ne travaille pas encore et qu’il est peut être temps que je mette à jour mon CV ou que je développe mes projets personnels pour aller de l’avant. Qui sait quelque chose m’attend peut être au tournant.

Mais ça c’est une autre histoire…

Gazelle

ps : Si vous avez 5 minutes, n’oubliez pas de répondre au sondage le lien la droite. Merci d’avance

Publicités

5 réflexions sur “Un an après..

  1. Hello Gazelle,

    Bel article, je viens de rentrer aussi,il y a seulement 2 mois et je te rejoins totalement sur les points negatifs.

    J’espere te rencontrer un jour,

    Bises

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s